Archive pour septembre, 2009

Dossier Ernest MANIRUMVA : La société civile seule dans les enquêtes

Source: Iwacu, 20/9/2009
La société civile tient des pistes sérieuses sur l’assassinat d’Ernest Manirumva. Pourtant, la commission  d’enquête mise sur pied par le gouvernement traîne la patte et manque de moyens. Entre temps, la famille a procédé à la levée de deuil définitive du défunt ce 29 août.

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La société civile s’est jointe à la famille d’Ernest Manirumva. Le premier vice-président, Yves Sahinguvu a fait le déplacement. Quelques diplomates accrédités à Bujumbura sont également présents à la messe animée par l’abbé Adrien Ntabona. « Dieu ne veut pas que nous fassions du mal à autrui », martèle-t-il dans son homélie à la paroisse Esprit de Sagesse  de Mutanga Sud.
Après cette liturgie, les cérémonies ont continué au snack-bar Sabemeli, sur l’avenue du Large. En dessous de la photo du défunt, on pouvait lire: « Justice pour Ernest Manirumva. » Tous ceux qui prennent la parole demandent au gouvernement de mener des enquêtes pour identifier les bourreaux. La société civile s’étonne que le gouvernement lui refuse même une marche manifestation. D’après elle, la levée de deuil est une manifestation coutumière, mais le combat pour la justice va continuer. Néanmoins, le premier vice président de la République, qui a suivi la famille au snack bar Sabemeli, n’a rien dit alors que l’OLUCOME attendait de lui un message fort.

Le principal dossier fatal

Une source proche de la police nationale (PNB) révèle que ce corps aurait commandé des armes qui auraient été utilisées pour d’autres fins : «Elles ont été distribuées  aux démobilisés . Quand il perd conscience, on le réanime ensuite pour le faire parler », explique notre informateur., affirme M. Quand l’OLUCOME a eu vent de la nouvelle, il a confié les enquêtes à Ernest Manirumva. Ses investigations seraient donc à l’origine de son élimination. D’ailleurs le dossier y relatif a été volé par les assassins. Une source qui a requis l’anonymat explique que les criminels auraient utilisé le code 102 pour tuer Manirumva : « Les tortionnaires introduisent lentement un couteau dans le corps de l’individu. Quand il perd conscience, on le réanime ensuite pour le faire parler », explique notre informateur.

Les bourreaux démasqués peu à peu

Une source proche de la société civile indique qu’un haut cadre de la police nationale à Bujumbura coordonnait les démobilisés qui ont assassiné le vice- président de l’OLUCOME. Il aurait eu un appui d’un collègue, commissaire de police à Ngagara. Une autre source affirme qu’un autre commissaire de police haut gradé déplaçait des démobilisés qui ont tué Manirumva. Parmi ces derniers, un certain G. aurait affirmé avoir reçu 300 mille francs burundais. Par ailleurs, une source proche d’une organisation internationale des droits de l’homme précise que G. a révélé que 5 millions de francs burundais avaient été mobilisés pour éliminer le vice- président de l’OLUCOME. Ce présumé exécutant l’aurait signalé à un autre démobilisé qui a vendu la mèche.

Manirumva traîné mort dans un capot   

Une source proche du Service National des Renseignements explique que le cadavre d’Ernest Manirumva aurait été conduit dans une camionnette dont le numéro d’immatriculation est connu. Le corps inanimé aurait été enfermé dans une caisse et placé dans le capot. Selon notre source, la camionnette était conduite par un chauffeur d’un haut responsable du Service National des Renseignements.
En outre, Gabriel Nduwayo, alias « Sésé » serait parmi les bourreaux. Il travaillait pour la SODECO avant de fuir le pays.  « Sésé » a pris l’avion à destination d’Atlanta aux Etats- Unis d’Amérique pour une foire sur le café le 14 avril 2009 [Cfr Journal Iwacu N°25 du 5 juin 2009].  Mais il a bifurqué par la suite vers Montréal au Canada. Son passeport aurait été confectionné le 13 avril 2009, selon une source proche de la société civile.
Plusieurs questions se posent alors. Pourquoi a-t-il attendu la veille du jour de son voyage pour demander le passeport ? La mission était-elle connue d’avance ? Qui a établi son ordre de mission ? Mais après vérification  et enquêtes minutieuses, notre source indique que Sésé n’avait pas la mission d’aller à la foire. Selon elle, « Sésé », en complicité avec certaines autorités du pays, aurait obtenu le visa pour se mettre à l’abri. Mais des sources indiquent que le FBI (Federal Bureau for Investigation=Bureau Fédéral d’Investigation) l’aurait arrêté et conduit aux Etats- Unis pour interrogatoire.

Une commission qui ne l’est que de nom

La commission mise sur pied pour enquêter manque cruellement de moyens de fonctionnement. Elle est dirigée par Stany Nimpagaritse, procureur de la République en Mairie de Bujumbura. D’après une source proche de cette commission, les membres n’ont ni téléphone, ni moyens de déplacement et de fonctionnement. Ils n’ont pas non plus de rapport médical. Les membres de ladite commission ne se seraient jamais réunis sauf le jour de leur nomination. Iwacu a contacté sans succès Stany Nimpagaritse, président de cette commission pour plus de précisions. Paradoxalement, le ministre des Relations Extérieures, Augustin Nsanze, a affirmé, le 24 juillet, aux Etats-Unis d’Amérique, au cours d’une  téléconférence sur la situation sécuritaire au Burundi que « le gouvernement a mis à la disposition de la commission tous les moyens nécessaires pour enquêter librement. » Le journal Iwacu a contacté en vain Augustin Nsanze pour plus de détails. Cette commission mise en place le 22 avril de cette année aurait dû rendre son rapport le 22 mai. La société civile souhaite que ce document soit rendu public à l’issu des enquêtes.

Le FBI espionné

Les Etats- Unis ont appuyé le Burundi dans les enquêtes. Ils ont envoyé des éléments du FBI basés au Kenya pour aider la commission dans les enquêtes. Selon la société civile, ces policiers américains étaient filés par les agents du Service National des Renseignements. « Pour éviter de mettre en danger de mort les informateurs, ils préféraient ne pas les interroger », affirme une source. Aujourd’hui, l’Etat burundais  aurait  interdit au FBI de continuer les enquêtes. Pourtant, Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement dément : « Le gouvernement n’a jamais interdit au FBI de mener les enquêtes. » Pour lui, ces enquêteurs sont libres dans leur travail et doivent le faire dans la discrétion totale, sans aucune influence. Visiblement, les enquêtes sont terminées. La société civile s’étant largement impliquée. Seule la volonté politique manque pour rendre public les assassins.

GELASE NDABIRABE, SECRETAIRE GENERAL DU CNDD-FDD,POURRA-T-IL DEMANTELER LE FNL?

Par Gratien Rukindikiza

Burundi news, le 27/09/2009

Au CNDD-FDD, il y a des fois des compétitions dans la destruction, du moins au sommet. Ces derniers jours, Gélase Ndabirabe, secrétaire général du CNDD-FDD est devenu un véritable pyromane. Après avoir tiré à boulets rouges sur la CENI, commission électorale nationale indépendante, il a repris le flambeau dans le but de détruire le FNL de Rwasa.

Burundi News a pu se procurer d’un document qui prouve les démarches de Gélase Ndabirabe dans le but de  détruire le FNL. L’interlocuteur principal dans cette action depuis juin 2009 est Ahmed Nyotori, président de la section Benelux du FNL. Le secrétaire général du CNDD-FDD met la pression sur Nyotori depuis juillet 2009 pour aller au Burundi dans le but de finaliser l’agrément du parti FNL Nyakuri après avoir évincé Rwasa.

Gélase va jusqu’à organiser le bureau, la direction de ce supposé nouveau FNL. Il conseille à Nyotori de ne pas prendre des conseillers ou un vice-président au parti pour alléger la direction et pour éviter des contestataires. Quant au secrétaire général, Gélase Ndabirabe conseille son ami d’éviter celui qui pourrait mettre les bâtons dans les roues. Il se demande qui est ce Kenese et semble ne pas avoir confiance en lui. Nyotori le tranquillise sur ce point.

Concernant les emblèmes du parti, Gélase lui propose de mettre trois poings pour symboliser trois ethnies.

Selon ces éléments en notre possession, Nyotori demande à Gélase de faire tout pour que l’agrément soit rapide. 

Quel  intérêt a Gélase Ndabirabe d’organiser un nouveau FNL?

D’après ce document ou ces documents, Gélase ne cache pas sa tension quand il évoque les prochaines élections. Il va de soi qu’il tente de faire tomber Rwasa et de désorganiser  le nouveau FNL quelques mois avant les élections dans le but de récupérer les militants. Ce que certains oublient, les intérêts de Gélase Ndabirabe sont divergents avec ceux du soi-disant nouveau FNL. Par ailleurs, Rwasa n’est pas le dernier né de la politique malgré quelques erreurs d’appréciation sur le moment de décider. Ceux qui contestent Rwasa finiront au CNDD-FDD ou dans un parti marionnette du pouvoir comme celui de Minani.

UNE ABSENCE HONTEUSE DU PRESIDENT NKURUNZIZA A L’ENTERREMENT DES MILITAIRES TUES EN SOMALIE

Par Gratien Rukindikiza

Burundi news, le 20/09/2009

Il y a des erreurs que les dirigeants commettent et qui ne les quittent pas. Le pays a souvent des moments forts, des moments de douleur, une douleur nationale quand le pays a perdu ses fils en mission de défense, en diplomates de la paix, en mission de la fraternité et de courage. Les peuples sont à l’image de ce qu’ils peuvent apporter aux autres, de leur apport à la construction de la paix mondiale. Le peuple burundais est aussi fier de l’accomplissement de sa mission en Somalie, à la frontière de la barbarie.

Quelques soient les conditions de cette mission, le devoir de nos militaires est un devoir hautement patriotique, hautement symbolique et héroïque.

Ces militaires burundais ont été envoyés par le pays. La décision a été prise par le Président de la République qui est en même temps le commandant suprême des forces armées. Le Burundi vient de perdre au cours de cette mission 12 militaires dont le général major Niyoyunguruza, un colonel et un lieutenant, plusieurs sous-officiers et des hommes de troupe.

Le Burundi avait déjà perdu un général major lors du crash de l’avion ougandaise dans le lac Victoria. Le général major Salim, ancien rebelle du CNDD-FDD, est mort au cours de cet accident de l’avion qui venait de Somalie. En tout, il y avait 12 militaires.

Des militaires morts en mission qui ne valent pas les ouvriers de la permanence du CNDD-FDD, au regard du Président Nkurunziza

Incroyable mais vrai, le Président Nkurunziza en vacances à Ngozi n’est pas allé accueillir les tombes de ces vaillants militaires. Pire, il était absent à la messe et aussi à l’enterrement au grand étonnement des Burundais. Pourtant, le Président se porte bien car on le voit souvent à la télévision participer à sa propagande par les travaux avec des gens, juste pour la télévision.

Le Président Nkurunziza a choisi de considérer ces pertes de l’armée et du peuple burundais aussi comme un non évènement. Il était parti à Gitega à l’enterrement des ouvriers de la permanence du CNDD-FDD. Mais pour l’armée, il a jugé bon de ne pas se déplacer. A-t-il un problème avec l’armée ? Ce désintéressement n’est pas le premier car il n’a pas non plus assisté à l’enterrement des militaires morts dans l’avion qui s’est abîmé dans le lac Victoria. Pourtant, le général burundais mort est son ancien compagnon de maquis.

Malgré les dangers qui le guettaient, l’ancien Président Ntibantunganya était parti se joindre à la population de Bugendana après les massacres commis par le CNDD-FDD au moment où il était dans les maquis. Aujourd’hui, participer à l’enterrement ou à la messe ne présente pas de danger pour le Président pour qu’il brille par son absence.

Les hypothèses ne sont pas nombreuses. Soit le Président a minimisé l’évènement et ses conseillers n’ont pas rappelé l’importance de sa présence. L’élection peut se perdre à ce stade. L’opposition ne manquera pas de le rappeler. S’il savait que le président du MSD Alexis Sinduhije était à Nairobi pour rendre visite aux blessés militaires burundais à la suite de cet attentat, il aurait dû marquer sa présence au cathédrale ou à l’enterrement. Soit le Président a eu vent d’un complot de ses généraux et n’a pas voulu s’exposer à un risque. En ce cas, il manquerait de courage et de bravoure. Il devrait demander le renforcement de sa sécurité. L’hypothèse d’un Président malade hospitalisé est exclue selon certaines informations.

Le Président Nkurunziza vient dans tous les cas de démontrer qu’il n’ pas compris sa mission et son rôle. Il a refusé d’accompagner son peuple dans la douleur. Il a refusé de soutenir son armée, les familles endeuillées. (…)

CENI, bataille pour un fichier électoral

Source: Iwacu-Burundi, 16/9/2009

 

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Le recrutement de 57 employés par la CENI fait grincer les dents. Des responsables du parti au pouvoir l’accusent d’avoir recruté des personnalités issues du Frodebu et de l’UPRONA. La CENI et les deux partis réfutent les accusations. Entre-temps, les salaires des cadres de la CENI et les traitements des cinq Commissaires sont gelés depuis deux mois. Le bras de fer a déjà commencé.

« Allo,  Monsieur Ndayicariye bonjour.
-
Bonjour.

Ici le journal Iwacu. Est-il vrai que vos cadres viennent de passer deux mois sans être payés ? (Un petit silence à l’autre bout de la ligne)
- Qui vous a donné cette information ?

Monsieur Ndayicariye, vous êtes un ancien journaliste quand même ! Vous savez bien que l’on ne révèle jamais ses sources.
(Un peu énervé)
-Je ne fais aucun commentaire. Moi, je suis en réunion. Bireke abategetsi bariko barabiraba. Ntibirinde kuja hejuru ! Laisse tomber. Les autorités s’en occupent ! (Il raccroche) »

Même si le silence est de rigueur au sein des membres de la CENI, Iwacu confirme l’information : le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana a bloqué la deuxième tranche du budget de fonctionnement de la CENI. Conséquence : les salaires des cadres de la CENI et les traitements des cinq Commissaires sont gelés depuis fin juin 2009. Et ce n’est pas un problème de manque de fonds. Une source digne de foi confirme que 300 millions de francs burundais octroyés par le gouvernement sont  disponibles au ministère de  l’Intérieur pour le démarrage des travaux de la CENI. Seuls 104 millions ont été utilisés jusqu’ici. Si l’argent est là, pourquoi les cadres de la CENI et les cinq Commissaires ne sont pas payés ? Les raisons sont à chercher dans le bras de fer qui oppose la CENI avec certains responsables du parti au pouvoir.
L’affaire remonte au recrutement de 57  agents comme  personnel d’appui technique. Et surtout, un poste très stratégique : responsable du fichier électoral.

Un fichier très convoité…

Le fichier électoral centralise toutes les données en rapport avec les élections, notamment les statistiques et autres répartitions territoriales des électeurs, etc. « C’est un peu le cœur des élections », lâche un membre de la CENI sous couvert d’anonymat. Pour ce poste de responsable du fichier électoral, la CENI a décidé de reconduire un ingénieur en informatique, très compétent, un certain Déo Rurimunzu. Selon encore une source fiable proche de la CENI, c’était un choix qui respectait les trois critères clé : l’expertise, la compétence et l’expérience. Pour ce dernier critère, Monsieur Rurimunzu avait été responsable du fichier électoral lors des élections de 2005 et, selon tous les témoignages, il s’était acquitté de sa mission avec efficacité et intégrité. Bon choix donc.
Seulement, lorsque Rurimunzu arrive à la CENI, il exige plus : il ne veut pas être sous la supervision du Responsable  des Opérations électorales, une dame, Consolée Bizimana.  Mais selon toujours nos sources, Consolée Bizimana a été recrutée sur base de son expérience et de sa compétence (elle était cadre du Projet de Consolidation de la Paix « PBF Femmes »).

A la CENI, on ne comprend pas pourquoi l’informaticien insiste pour être Chef des Opérations électorales et Responsable du fichier électoral en même temps. La CENI refuse le dictat de Rurimunzu et, après seulement deux jours à la CENI, l’ingénieur claque la porte. Il s’avérera plus tard que Monsieur Rurimunzu est un militant du parti au pouvoir.
Les téléphones vont commencer à chauffer à la CENI. Selon une source fiable, le Président de la CENI a reçu un appel d’un Gélase Ndabirabe très furieux, accusant Pierre Claver Ndayicariye d’avoir recruté des Frodebistes et Upronistes.  Selon plusieurs observateurs, c’est un mauvais procès que l’on intente à la CENI. La Commission a respecté l’expertise, la compétence et l’expérience.  Les critères ethniques, genre et région ont été également pris en considération. La CENI a  décidé de recruter en toute discrétion et cela n’a pas plu. « Nous n’avons pas voulu lancer un appel public à candidatures parce que nous aurions été inondés de CV et les pressions auraient été intenables », explique un membre de la CENI interrogé. Le recrutement a donc pris de court tout le monde.

… et objet d’un bras de fer

Le CNDD-FDD a envoyé un émissaire auprès du président de la CENI pour protester contre ce recrutement. L’honorable Evariste Nsabiyumva du CNDD-FDD a demandé d’être reçu en tête- à – tête. Prudent, dans les audiences, Pierre Claver Ndayicariye évite de recevoir les hommes politiques seul. Il  s’est donc entretenu avec l’émissaire du parti en  compagnie d’un autre commissaire de la CENI. Selon toujours nos informations, le président de la CENI a montré à l’honorable Nsabiyumva tout l’organigramme et les critères objectifs qui ont guidé le recrutement de chaque candidat. C’est alors que le ministre de l’Intérieur est entré en jeu. Dès fin juin, sans aucune explication, il a décidé de bloquer les salaires des Commissaires et des cadres de la Commission. « C’est une guerre psychologique qui est engagée contre la CENI ; le silence, la dignité et la réserve de tous ces cadres sont remarquables », confie un diplomate au courant des tractations.
Dans les coulisses, le « quintet » (BINUB, Tanzanie, Afrique du Sud, Belgique, Etats-Unis) s’active pour faire revenir à la raison certains cadres du parti présidentiel. «  Nous leur disons qu’il est essentiel que cette CENI, issue d’un compromis politique, soit indépendante », nous dit une source proche du quintet.
La crainte des diplomates est que le président de la CENI, excédé, bloqué,  craque, remet son tablier et déballe sur la place publique toutes les pressions qu’il reçoit. Notre source estime que ce serait là un scénario catastrophe. « Le parti au pouvoir n’a rien à gagner  à rendre la vie impossible à la CENI. Si cette Commission consensuelle tombe, ce sera un très mauvais signal et la Communauté internationale ne débloquera aucun sous pour les élections, c’est le message que nous faisons passer », affirme encore notre source.
Mais  pour l’instant, Pierre Claver Ndayicariye ne laisse rien transparaître  de ce bras de fer avec le CNDD-FDD. Il affiche une sérénité et une discrétion à toute épreuve. Au moment où nous mettons sous presse, le poste convoité de responsable du fichier électoral, à l’origine de tout ce rififi, reste à pourvoir.  A la CENI,  ils maintiennent que les critères restent invariables : compétence et expertise, représentativité de toutes les ethnies, du genre et de toutes les provinces du pays.

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