Archive pour octobre, 2009

LE DOSSIER MANIRUMVA ET LA VISITE DU PRESIDENT EN BELGIQUE

Source : Burundi News, 19/10/2009

Par Gratien Rukindikiza

Le Président Nkurunziza sera en Belgique à la fin de cette semaine. Cette visite est capitale car elle servira à redorer le blason terni par des blocages du processus démocratique notamment les déclarations incendiaires du secrétaire général du CNDD-FDD, les tentatives de diviser le FNL et surtout le dossier de l’assassinat d’Ernest Manirumva.

Il est surtout attendu sur ce dossier de Manirumva. De source diplomatique, si le pouvoir burundais ne montrait pas des signes tangibles de faire aboutir les enquêtes, les conditions de cette visite pouvaient changer. C’est dans ce cadre qu’une troisième commission d’enquête a été nommée et des arrestations ont suivi. Ces arrestations sont destinées plus à l’opinion internationale que nationale.

L’arrestation du commerçant Hilaire Ndayizamba et deux policiers ne règlent pas l’énigme de cet assassinat. Ce n’est pas Hilaire Ndayizamba qui a tout planifié, qui a tout exécuté.

Hilaire Ndayizamba est un ancien sous officier de l’armée burundaise. Il s’est reconverti dans les affaires. Il est connu surtout dans le dossier des haricots de la police qui a été révélé par le site Burundi News. Ce dossier impliquait deux anciens ministres de la bonne gouvernance et de l’inspection de l’Etat à savoir Nkurunziza et Joseph Ntakarutimana. L’un est Président de la République et l’autre est son conseiller principal. Hilaire Ndayizamba est toujours le fournisseur des haricots de la police, du carburant des gouverneurs provinciaux. C’est un homme qui connaît bien les cercles de corruption du pouvoir.

Pour quel motif aurait -il décidé d’assassiner Manirumva ? Rien n’est sûr. Il pourra sortir de prison dès la fin de la visite du Président Nkurunziza en Belgique. Comme il peut prendre la place des vrais commanditaires et planificateurs de cet assassinat. Personne ne peut expliquer comment Hilaire Ndayizamba a pu disposer des véhicules de la police, de 10 policiers, des véhicules de la Documentation pour commettre un tel forfait. Si réellement, il l’a fait, il est alors le commandant suprême de la police et de la Documentation.

Hilaire Ndayizamba peut avoir participer dans cet assassinat mais il est toujours présumé innocent. S’il est en prison avec deux policiers, c’est qu’il sert de fusible. Cette planification et le sang froid d’un tel forfait sont l’oeuvre des hauts responsables de la police et de la Documentation. Qui pouvait donner des documents de voyage ou l’ordre de mission à Sésé pour se rendre aux USA ? Quelqu’un qui a le pouvoir de le faire. Pourquoi n’ y a -t-il pas d’enquête au sein du pouvoir pour savoir dans quelles circonstances il a bénéficié des complicités.

Ce dossier de Manirumva peut poser des problèmes au pouvoir. A force d’assassiner les Burundais, la cour pénale internationale finira par faire son travail.

6 mois après l’assassinat d’Ernest MANIRUMVA: Mot liminaire à la conférence de presse animée par les organisations de la société civile du Burundi en date du 9 octobre 2009

Six mois après l’assassinat du Vice-Président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), Monsieur Ernest MANIRUMVA, les organisations de la société civile burundaise ont animé une conférence de presse à l’Hôtel NOVOTEL de BUJUMBURA pour s’insurger contre le blocage des enquêtes sur cet assassinat et exprimer leurs inquiétudes quant l’avenir de la société civile et de la démocratie au Burundi.

Voici la tenueur du mot liminaire lu par Monsieur Pacifique NININAHAZWE, Délégué Général du Forum pour le Renforcement de la Société Civile FORSC.

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