Archive pour mars, 2010

ASSASSINAT D’ERNEST MANIRUMVA : UNE BOMBE QUI ATTEND LES TÉNORS DE BUJUMBURA.

Source: Aube de la Democratie

Cela va faire bientôt une année que le vice-président de l’OLUCOME (Organisation de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques), Monsieur Ernest MANIRUMVA a été sauvagement assassiné.

Des commissions d’enquête ont été initiées sans succès. Même la dernière commission est en passe de sortir un rapport presque vide car elle aussi a peur de traduire les véritables hommes forts en justice.

Malheureusement et c’est cela qui devient de plus en plus inacceptable, des innocents sont emprisonnés, d’autres en cavales et d’autres sont abattus systématiquement dans l’indifférence totale.
La société civile a presque démissionné, les hommes politiques ignorent presque les tenants et les aboutissants de ce carnage, ils sont donc impassibles, la communauté internationale se tait et guette.

C’est dans cette indifférence que le rouleau compresseur continue d’éliminer physiquement tous les témoins gênants. Ils sont nombreux, ils sont plus de trente sur la liste d’attente.

Qui sont ces témoins qui doivent être exécutés. Et quelle est la main qui les descend ? Les hommes qui sont en train d’être exécutés sont les agents de Transmission et les chauffeurs des hauts gradés de la police qui ont participé à l’assassinat d’Ernest MANIRUMVA. A côté de cette catégorie il y aura un autre groupe cible qui a été placé sur l’itinéraire de cette opération macabre. Ils sont plus d’une vingtaine. Cette nuit-là on leur avait dit que le chef de l’Etat allait se déplacer tard dans la nuit pour justifier le déploiement. Mais ce groupe n’est pas encore exécuté.

Aujourd’hui ceux qui sont déjà assassinés ou portés disparus sont :
- COYISHAKIYE Ezéchiel, il était un agent de transmission du colonel David NIKIZA. Il a été conduit à l’hôpital dénommé « Chez le gentil ». Mais malgré les assurances du Commissaire Adjoint de la PSR, Monsieur Louis…, cet homme a disparu dans la nature. Il est vraisemblablement mort. Et pourtant ce commissaire avait devant la commission d’enquête déclaré qu’il était à l’hôpital et bien gardé.
- Le deuxième Agent du même David NIKIZA s’appelle NZISABIRA. Il est lui aussi porté disparu.
- La troisième victime qui a échappé à cette campagne d’élimination s’appelle NIYOYANKUNZE Sylvestre. Ce policier, chauffeur du Directeur Général Adjoint de la Police Nationale, le Général de Brigade Gervais NDIRAKOBUCA alias NDAKUGARIKA (je vais t’éliminer) a reçu des balles en pleine poitrine à la 1ère avenue Bwiza le Week-end du 13-14 mars 2010. Il n’est pas mort. Interrogé sur les faits, il a gardé un silence de mort.
- Le quatrième cas est celui d’un deuxième agent du même NDAKUGARIKA. Il est porté disparu.
Mais à la police on déclare qu’il a déserté. Mais dans le dernier rapport du BINUB un corps non identifié criblé de plusieurs balles en pleine poitrine a été ramassé. Probablement que c’est ce policier qui manque à l’appel chez NDAKUGARIKA.

- La dernière victime qui a été assassinée le 20 Avril 2009, soit 2 semaines après l’assassinat d’Ernest MANIRUMVA est ce capitaine Pacifique NDIKURIYO. Cet officier subalterne qui faisait partie de la garde présidentielle avait participé à deux réunions sur le cas MANIRUMVA. Mais quand le groupe a décidé qu’Ernest MANIRUMVA devait être tué, le capitaine Pacifique NDIKURIYO a refusé d’exécuter cette mission en ces termes : « NARAKIJIJWE NTA MARASO NSHOBORA GUKORA » , « je suis un converti, je ne peux pas verser le sang d’un innocent »

Dès lors il n’a plus participé aux deux dernières réunions. Mais il connaissait le projet secret. Il faillait le faire taire définitivement !

Mais qui participaient à cette réunion ? Il s’agit des hommes forts de la police nationale et de la police présidentielle. Ce sont les mêmes qu’on a retrouvé sur tous les lieux où MANIRUMVA a été traîné. De son domicile cette équipe l’a traîné à son Bureau sis à Kigobe Sud. De Kigobe sud on l’a transporté en plein centre ville où il a subi un interrogatoire atroce. De là il a été traîné jusqu’à Mutanga Sud.

Ces hommes qui supervisaient l’opération avaient malheureusement, tous des chauffeurs et des agents de transmission. Il s’agissait de :
- Général Major Adolphe NSHIMIRIMANA ;
- Général de Brigade Gervais NDIRAKOBUCA ;
- Le Colonel David NIKIZA ;
- Major Désiré UWAMAHORO.

Ce sont les mêmes qui ont tenu les quatre réunions de préparation.
Ernest MANIRUMVA a donc été tué par des hauts responsables de la République. Ceci nous aide à comprendre 4 faits troublants :

1°. Le Directeur de la prison de Rutana a transféré le prévenu NTIRAMPEBA Joseph alias BIRARA à Bujumbura. Pourtant ce transfert avait été interdit par la commission d’enquête.

Ce transfert a été exigé par les mêmes dinosaures. Il avait pour objet de faire porter le chapeau à l’homme d’affaire Hilaire NDAYIZAMBA. A ce titre Monsieur Joseph NTIRAMPEBA devait charger Hilaire NDAYIZAMBA. Le prévenu a refusé ce montage parce qu’il ne connaissait pas ce NDAYIZAMBA. De surplus en acceptant ce faux témoignage NTIRAMPEBA se mettait ipso facto la corde au cou. Précisons que ce NTIRAMPEBA Joseph, un ancien démobilisé, avait bénéficié d’une recommandation spéciale pour travailler loin de Bujumbura, à Rutana, dans la société SAMANKOR. Une société qui a offert à la première dame un don d’une valeur de huit cent milles dollars américains ; une société qui affrète de temps en temps un jet pour le déplacement du chef de l’Etat à l’étranger.

La commission d’enquête non content de ce transfert de NTIRAMPEBA, a ordonné l’arrestation du Directeur de la Prison de Rutana. Celui-ci est actuellement en prison. Mais il a refusé devant la commission d’enquête de décliner l’identité de la personne qui lui a donné l’ordre de transférer le prévenu NTIRAMPEBA. A cette question il oppose un silence de mort. C’est dire que l’ordre est venu des hommes forts du pouvoir. Mais le silence de l’ancien Directeur de la prison de Rutana ne le protège pas. Il risque de subir le sort du capitaine Pacifique NDIKURIYO. Il peut être exécuté pour le faire taire définitivement.

2°. Le deuxième fait troublant vient des restrictions qui ont été imposées au FBI, son champ d’action a été réduit et surveillé. Ainsi le FBI n’a pas pu interroger les gros poissons de la police. Bien plus ils n’avaient pas le droit d’établir un contact sans la présence des burundais, encadreurs.
Que cachait-on au FBI ?

3°. Le troisième fait troublant vient de la déclaration faite par le Directeur des Douanes, Monsieur Ezéchiel devant la commission. A ce titre, rappelons que sa camionnette ainsi que son agent de transmission était dans cette nuit fatidique du 8 avril 2010 au domicile et au bureau de la victime. A la question de savoir comment cette camionnette s’est retrouvée dans cet acte criminel. Monsieur Ezéchiel a répondu tout simplement que sa camionnette avait été réquisitionnée par la police présidentielle et qu’il ignore le mobile de cette réquisition. Ce qui est étonnant c’est que seul l’agent de sécurité d’Ezéchiel a été arrêté. Mais l’homme qui a réquisitionné le véhicule n’est pas inquiété.

4°. Par contre Prosper Mérimée, Hilaire NDAYIZAMBA, le directeur de la Prison de Rutana ainsi que quelques éléments de la police restent en prison pendant que les véritables responsables de cet acte ignoble sont en liberté en train de liquider les témoins. Franchement la communauté internationale devrait faire quelque chose sinon ce dossier risque d’emporter plusieurs vies humaines. Sur cette liste des victimes il sied de rappeler le cas de l’homme d’affaire RWASA Salvator qui a dû s’exiler parce qu’il allait lui aussi être arrêté injustement.

Le parlement burundais doit se saisir de ce dossier afin d’arrêter cet hécatombe des innocents. Ceci est un devoir de tout élu du peuple digne de son nom.

J’ai parlé des victimes, j’ai parlé des bourreaux mais j’ai oublié de parler de l’essentiel : le mobile de l’assassinat d’Ernest MANIRUMVA. Pourquoi cet intègre, patriote citoyen a été immolé sur l’autel des martyrs de la Bonne Gouvernance ? Les raisons qui ont présidé à l’assassinat de ce digne fils du Burundi procède d’une investigation qu’il menait autour des armes qui sont achetées par le Burundi mais qui ne sont pas enregistrées dans aucun magasin d’armement du pays. Il cherchait à savoir où allaient ces armes et d’où provenaient les fonds pour les acheter. Le pauvre avait commencé à poser la question à la police pour savoir à quand datait la dernière commande des armes. Il ne savait pas qu’il venait de mettre les pieds dans un réseau impitoyable de trafic d’armes!

Il semblerait qu’au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens combattants on était au courant de cette démarche heureuse d’Ernest MANIRUMVA. Est-ce pour cette raison que le Lieutenant Général Germain NIYOYANKANA, ministre de la Défense Nationale était sur les lieux du crime le matin 9 avril 2010, avec un air très fâcheux ? Ceux qui l’ont vu sur les lieux du drame, on vu un homme profondément choqué et abattu !

Cette présence du ministre de la Défense rappelle un fait important qui reste gravé dans la mémoire des sénateurs et surtout du Sénateur RUGIRA Jean Marie aujourd’hui en cavale au Canada. A ce sujet les élus sénateurs se souviennent d’une loi qui est passé au Sénat qui dépouillait le Ministère de la Défense de toute prérogative d’achat des armes. Cette prérogative ainsi que l’autorisation de port d’armes revenaient au seul Ministre BUNYONI de la Sécurité Publique ! Le sénateur RUGIRA Jean Marie n’a pas manqué ce jour-là d’ironiser et de poser la question de savoir si le Ministre BUNYONI n’allait pas être débordé par toutes ces prérogatives ! Pour RUGIRA ce transfert de compétence était inquiétant ! Il avait raison de s’exiler le sénateur RUGIRA Jean Marie. Aujourd’hui il serait sur la liste des hommes à abattre. Cette folie meurtrière qui tourne autour de ce dossier ne l’aurait pas épargné.

En tout état de cause cette folie meurtrière autour de ce dossier doit cesser par tous les moyens. Sinon l’histoire nous jugera très sévèrement ! Du reste Hilaire NDAYIZAMBA, Prosper Mérimée, RWASA Salvator n’ont pas quitté le haricot et le café pour embrasser le trafic d’armes ! C’est absurde ! Ils doivent être libérés ! Ils n’avaient aucune raison de tuer MANIRUMVA !

Le FRODEBU a déjà dans son plan d’action la mise en place d’un prix pour la bonne gouvernance dénommé « prix Ernest MANIRUMVA ». Et il devra être érigé en héros national de la Bonne Gouvernance. Mais cela ne suffit pas, honorable Léonce NGENDAKUMANA ! Arrêtez les coupables ! Interpellez le Gouvernement ! Prenez à témoin le peuple burundais, ce cartel ne peut pas continuer à régner sur le Burundi !

NDIMURUVUGO A.

Témoignage d’Alice Nzomukunda sur la vente illicite du Falcon 50, source Isanganiro-

Burundi news, le 04/03/2010

La vente illicite de l’avion présidentiel au Burundi : « Ca va se savoir ! ». L’ancienne deuxième Vice Présidente témoigne.


3-03-2010, source Isanganiro

Témoignage d'Alice Nzomukunda sur la vente illicite du Falcon 50, source Isanganiro- nzomuku-2La vente du jet présidentiel, le Falcon 50 a été émaillée des irrégularités comme le dit Mme Alice Nzomukunda, vice-présidente de la République d’alors. Selon cette ancienne numéro deux du gouvernement Burundais, le premier à avoir parlé de la vente de ce jet présidentiel est Hussein Radjabu, l’ancien l’homme fort du parti présidentiel, lors d’une conférence de presse. Elle affirme avoir appris, au chapitre des divers du conseil des ministres que l’avion pourrait se vendre, mais que cette vente devrait être discutée dans le Conseil des Ministres, ce qui n’a pas été le cas, selon Alice Nzomukunda. Elle ajoute que le centre de commandement était peut être ailleurs et non dans son cabinet car le Ministre des Finances, Dieudonné Ngowembona qui était du ressort de la vice présidence de la République qu’elle dirigeait à l’époque, ne suivait pas ses ordres. « Quand j’ai su que l’avion allait être vendu, j’ai ordonné au Ministre des finances de me donner tous les documents y relatifs, mais celui-ci a éteint son portable et est venu me voir la nuit sans document pour me dire que l’avion avait déjà été vendu », a dit Mme Nzomukunda.

Parlant des irrégularités autours de cette vente, Mme Nzomukunda parle que 4 éléments ont marqué cette vente. Le premier est l’appel d’offre qui a été local au lieu d’être international pour donner assez de chances à ceux qui peuvent être plus offrants. Le deuxième élément d’irrégularité est la langue dans laquelle était rédigée cet appel d’offre. Alice Nzomukunda trouve incompréhensible de faire un appel d’offre local en Anglais dans un pays ayant le français comme langue officielle. L’autre élément qui montre l’irrégularité, il n’ y a pas eu de commission pour étudier cette vente avant de passer à l’action. Un dernier élément qu’elle qualifie de plus catastrophique, consiste au fait que cet avion a été vendu au client le moins offrant à 3 millions de dollars, alors qu’il y avait un autre qui avait offert 5 millions de dollars. Ce client malheureux de la « Société Bombardier » aurait d’ailleurs conseillé à la vice présidente que la vente de l’avion serait une perte énorme pour le Burundi, car l’avion était de bonne qualité et en bon état, raison pour laquelle il avait offert un montant de 5 millions de dollars. Ce dernier aurait été lésé, et se serait confié à l’Olucome pour dénoncer cette injustice.

Sous sa pression, Mme Nzomukunda dit qu’une commission au sein du parti avait été nommée par le président du Cndd-fdd au pouvoir, Hussein Radjabu, et se composait de Dieudonné Ngowembona, Ministre des Finances de l’époque, Denise Sinankwa, Ministre du commerce d’alors, Karenga Ramadhani, Ministre de la Communication et Porte Parole du Gouvernement d’alors. Karenga Ramadhani était le secrétaire de cette commission nommée par El Hadj Hussein Radjabu, président du parti au pouvoir à l’époque et n’a jamais remis de compte rendu de la réunion de la commission. Ce compte rendu, selon Nzomukunda recommandait l’arrêt du processus de vente. Cependant, au lieu d’arrêter cette vente du jet présidentiel selon les clauses de cette commission, le processus de vente s’est accéléré et le Gouvernement a sorti un communiqué de presse affirmant que l’avion a été vendu. Selon Nzomukunda, le Gouvernement a perdu non seulement de l’argent sur la vente de l’avion présidentiel, mais aussi de la confiance de la part des donateurs comme la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International (FMI). Elle affirme que les institutions de Breton woods allaient octroyer une enveloppe de plus de 90 millions de dollars pour le programme de développement. Alice Nzomukunda se dit étonnée par le choix du Gouvernement d’accepter d’empocher 3 millions de dollars au lieu d’arrêter la vente illicite du jet présidentiel pour avoir les 90 millions de dollars de la part de ces institutions économiques mondiales.

Alice Nzomukunda révèle également que le pseudo putch de septembre 2006, comme elle l’appelle, était lié à la vente du Falcon 50. C’était un moyen, selon Nzomukunda du pouvoir de tourner l’attention sur la vente du jet présidentiel : « C’était une façon de faire oublié le peuple que l’avion avait été vendu, pour que l’attention des gens tourne vers autre chose », nous révèle Nzomukunda, qui dit aussi avoir refusé de faire une solidarité gouvernementale en refusant d’affirmer que la vente de l’avion était légale comme le demandaient certains membres du Gouvernement d’alors et a décidé de démissionner, car il était difficile de tenir devant une telle situation, nous révèle l’ancien responsable du secteur de l’économie au gouvernement de Pierre Nkurunziza.

Contacté par la rédaction de la Radio Isanganiro, Léonidas Hatungimana, porte-parole du président de la République, se réserve de tout commentaire. Il dit tout simplement que le dossier est au bureau de l’Assemblée Nationale. Pour rappel, la porte-parole de la chambre basse du parlement a confié aux journalistes au cours d’un point de presse, que le dossier sera analysé en séance plénière.

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